Retour sur le Grand final du Tour des régions de l’entrepreneuriat social

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Le 30 mai dernier le Mouves terminait son Tour des régions de l’entrepreneuriat social à Paris sur les Champs-Elysées.

L’aboutissement de près d’un an d’évènements à travers toute la France. Un dispositif en 7 étapes et centré sur 3 objectifs : mieux faire connaître les entrepreneurs sociaux, leur modèle, leurs pratiques ; associer les acteurs de leurs territoires, pouvoirs publics, acteurs de l’économie «classique » et médias ; trouver avec eux des solutions concrètes pour répondre aux besoins sociaux locaux.

Le Grand final a été le reflet fidèle du Tour des régions de l’entrepreneuriat social qu’il a conclu. Retour sur une grande journée pleine de diversité et de promesses d’avenir ! Accédez à l’album photo de la journée ici.

Une grande diversité d’entreprises sociales au cœur d’un forte dynamique régionale

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Le grand final a débuté par une matinée réservée exclusivement aux entrepreneurs sociaux, réunis en ateliers de travail sur des problématiques qu’ils peuvent rencontrer dans le cadre de leurs fonctions : mesurer son impact social, mieux financer son activité, gérer ses ressources humaines et explorer de nouveaux marchés. Un moment précieux, à l’image des rencontres régulières organisées par les communautés régionales du Mouves.

L’après-midi s’est ensuite ouverte par une restitution dynamique des étapes précédentes : Nord-Pas de Calais, Ile-de-France, Bourgogne, Franche Comté, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (retrouvez leurs actions sur leur page dédiée ici). Les responsables régionaux ont ainsi pu témoigner de la grande diversité entrepreneuriale de leur territoire ainsi que de l’énergie qu’ils déploient au quotidien avec les adhérents du Mouves pour s’organiser en réseau, progresser dans leurs pratiques, faire connaitre leur façon d’entreprendre et leurs solutions. Démontrant ainsi que les entrepreneurs sociaux sont présents partout dans les territoires, au plus proche de celles et ceux qui y vivent.

Des liens naturels entre entrepreneurs classiques et entrepreneurs sociaux

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L’entrepreneuriat social est le contributeur actif d’une économie qui se renouvelle, notamment à travers de nouveaux partenariats. Nombreuses et nombreux sont les entrepreneurs « classiques » dont les pratiques sont proches de celles des entrepreneurs sociaux. Certains peuvent même être « des entrepreneurs sociaux qui s’ignorent ».

C’est pour explorer ces connivences et différences plus ou moins fortes que le Mouves a souhaité confronter positivement la vision de chefs d’entreprises sociales et de chefs d’entreprises classiques. Des conversations « en aparté », organisées avec les Up-conférences et orchestrées en voix off par Christine Quentin, journaliste à Radio Classique.

L’échange entre Thierry Marx (Chef étoilé) et Thibaut Guilly (Groupe Ares) a ainsi laissé paraître une vision convergente entre ces deux entrepreneurs dans leur volonté de donner, chacun à leur manière, la possibilité à des personnes éloignées de l’emploi de retrouver une activité porteuse de sens.

Dans le dialogue suivant, sont apparues clairement deux démarches d’entrepreneurs distinctes. Michel de Rovira a co-fondé Michel&Augustin pour investir le marché de l’alimentaire avec une manière de communiquer inédite – naturelle et ludique – inspirée de Ben&Jerry aux Etats-Unis. Rémi Roux a quant à lui fondé Ethiquable pour créer une activité du commerce équitable qui permette à des petits producteurs de vivre décemment de leur travail.

Enfin, Frédéric Mazzela (Blablacar) et Florence Gilbert (Voiture& Co) se sont rejoins sur ce qui fait leur cœur de métier, à savoir donner accès à une mobilité plus propre et plus responsable à toutes et tous. Avec cependant une finalité (lucrative pour l’un, à lucrativité limitée pour l’autre) et des missions bien distinctes (permettre le covoiturage pour le premier, permettre à chacun de pouvoir se déplacer efficacement, peu importe son niveau de revenu, son handicap et de retrouver un emploi pour le second) qui influencent les choix stratégiques de leur entreprise.

Accédez aux vidéos interviews par les Up-conferences ici !

L’entrepreneuriat social n’a pas de frontière

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Les entrepreneurs sociaux, partout en Europe, proposent des solutions susceptibles d’inspirer leurs homologues d’autres pays. C’est pour illustrer cette réalité qu’un temps d’échange entre 8 entrepreneurs sociaux français et leurs homologues européens a été consacré.

Mikel Lezamiz (coopérative Mondragon – Espagne) et André Dupon (Président Exécutif du Groupe Vitamine T et Président du Mouves) ont échangé autour de leurs modèles de croissance, confrontant ainsi deux modèles de réussite et deux grands groupes qui montrent qu’entrepreneuriat social et changement d’échelle sont parfaitement compatibles !

Ensuite, June O’Sullivan (réseau de crèches Leyf – Royaume-Uni) et Chantal Mainguené (Môm’Artre) ont présenté les solutions de garde d’enfants innovantes qu’elles proposent de part et d’autres de la Manche, avec pour volonté commune de permettre aux familles défavorisées de bénéficier d’une solution de qualité, éducative et accessible.

Dorothea Hoffmeister (OLGA – Allemagne) et Thérèse Clerc (La maison des Babayagas) ont quant à elles évoqué leurs initiatives prises en faveur des personnes âgées. Des solutions alternatives aux maisons de retraite puisque toutes deux sont fondatrices de maisons autogérées où les personnes âgées peuvent continuer à s’émanciper et à vivre librement.

Enfin, Didier Ketels (Droits Quotidiens – Belgique) et Jean-Louis Kiehl (CRESUS) ont pu donner un éclairage sur des initiatives socialement innovantes de part et d’autre de la frontière franco-belge autour de la prévention de l’endettement pour l’un et de l’accès au droit pour l’autre.

Quand innovation sociale rime avec innovation technologique

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Le Mouves a beaucoup contribué avec d’autres et notamment l’Avise et l’ESSEC, à caractériser et définir ce qu’est l’innovation sociale. Soit la capacité de faire des recherches, expérimenter, évaluer et diffuser des solutions nouvelles à des besoins sociaux, environnementaux, peu ou mal satisfaits des français.

L’innovation sociale s’appuie souvent sur les nouvelles technologies pour démultiplier son impact. Et bien souvent innovation sociale et innovation technologique sont imbriquées l’une dans l’autre : les jeunes créateurs d’entreprises considérant l’innovation technologique comme consubstantielle à l’innovation sociale qu’ils portent. Le numérique, lui aussi, peut être solidaire !

Pour illustrer cette tendance, le Grand final présentait le Social Good Lab : un incubateur initié par Paris incubateur et le Comptoir de l’innovation dédié à ces jeunes innovateurs d’un nouveau type, à la croisée des technologies et de l’innovation sociale. Sa vocation étant de favoriser l’émergence et le développement d’entreprises qui proposent des solutions technologiques afin de répondre à une problématique sociale et/ou environnementale.

3 entrepreneurs sociaux ont ainsi présenté leurs innovations technologiques socialement innovantes. Ismaël Le Mouel (Mail for good) qui invente de nouveaux outils web pour soutenir des associations, Ladislas de Toldi, (LeKa Smart Toys) qui fabrique des jouets thérapeutiques pour les enfants autistes et Ludovic Giret (Phitech) dont l’activité est tournée vers l’accessibilité des personnes handicapées sensoriel dans les lieux publics.

Les politiques publiques de demain se construiront en coopération

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Les pouvoirs publics – mairies, intercommunalités, départements, régions, Etat – sont souvent les premiers partenaires des entrepreneurs sociaux et ont pour mission commune, d’œuvrer à l’intérêt général. Les entreprises sociales sont vectrices d’innovations sociales efficaces qui permettent de répondre aux défis socio-économiques que doivent relever des pays traversés par une crise sans précédent. Dans cette perspective, il est naturel de penser que les entrepreneurs sociaux peuvent être des partenaires privilégiés des services publics pour les accompagner dans l’élaboration de solutions nouvelles, plus efficaces et plus adaptés.

Le débat qui clôturait le Grand final a ainsi tenté de répondre à ces questions : quelle pourrait être la place des entrepreneurs sociaux dans l’élaboration des politiques publiques de demain ? Comment mettre à disposition de toutes et de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, cette capacité des entrepreneurs sociaux à innover ? Et sous ces bonnes intentions, quels sont les écueils à éviter ?

Benoît Hamon (Ministre de l’Economie sociale et solidaire) a pu à cette occasion souligner le fait que si le garant fondamental de l’intérêt général était bien l’Etat et la Loi, cela ne signifiait pas qu’ils en avaient pour autant le monopole. Les acteurs de la société civile dans son ensemble ont leur rôle à jouer. Et Jean-Marc Borello (alors Président du Mouves et du Groupe SOS) d’illustrer ce propos en rappelant que l’intérêt général est dans l’ADN des entrepreneurs sociaux. La meilleure façon d’œuvrer en sa faveur étant finalement de favoriser la co-construction entre les pouvoirs publics et les entrepreneurs sociaux de solutions nouvelles à des besoins sociaux et environnementaux en croissance et toujours plus complexes.

Christian Paul (Député de la Nièvre et Président de la 27e Région), a quant à lui pu témoigner du fait que cette co-construction est déjà à l’œuvre, notamment à travers les initiatives de la 27e Région. Un laboratoire d’exploration qui agit au quotidien pour améliorer la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.

Enfin, Catherine Fieschi (Directrice du Think Thank Counter Point) a apporté un éclairage marquant sur cette thématique naissante en France mais dont les anglais se sont emparés depuis plusieurs années à travers la création de la Big Society. Une démarche pour le moment peu efficiente, et visiblement difficilement transposable telle quelle en France où la démarche de co-construction semble plus adaptée.

Fort de cette vision d’ensemble sur l’entrepreneuriat social, le Mouves vous donne rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau tour des régions de l’entrepreneuriat social !

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